"Le bonheur est-il le bien suprême"
Si suprême désigne le plus élevé, ce au-dessus de quoi il n'y a rien, comment pourrions -nous refuser ce qualificatif au bonheur ? Qui ne reconnaîtrait dans cet état l'état le plus enviable, le plus désirable ? le bonheur, point focal de toute existence humaine, ne semble pas nous être dû de droit, mais paraît procéder d'une insatiable recherche d'un "mieux et plus d'être", d'une inlassable maturation spirituelle. Mais, qu'est-il ? Dans une acception classique, un état de complète satisfaction remplissant et submergeant toute la conscience. Aussi, la réponse à la question de savoir si le bonheur est le souverain bien semble aller de soi.